Lorsque la nuit tombe, c'est à ce moment là que je sors. Vous ne me voyez peut-être pas mais moi je vous sens. Votre odeur rampe sur ma peau, elle vient envahir tout mes sens. Déjà je voudrais vous sauter dessus, mais je me retiens, attendant que la peur envahisse votre corps, que votre coeur batte la chamade, qu'il s'emballe. Je pourrais presque toucher la sueur qui coule le long de votre cou, je pourrais la laper de ma langue. Je ne le fais pas. J'attend encore, je veux vous faire peur, je veux sentir votre âme trembler sous ma langue. Vous sentez qu'il y a quelque chose derrière vous, sous ma langue je sens le rythme de votre pouls qui s'accélère, dans ma tête j'entends le martèlement de vos pas sur le sol. Vous avez pris peur, vous courrez. Je ne vous poursuis pas encore, je lévite lentement derrière votre ombre. Puis, le moment est venu. J'apparais devant vous, vous me trouvez si séduisant que vous ne dite rien, vous n'hurlez pas. Vous avancez votre main vers mon visage. Belle, vous êtes belle. Si je vous avez connue dans d'autres circonstances vous auriez pu être plus que ça. Bien plus que ça. Votre main, blanche, douce, n'eut pas le temps d'arriver jusqu'à mon visage, que déjà je m'en emparais. Votre poignet colé contre ma bouche, mes crocs qui pénètrent votre peau, je vous sens défaillir, mais rien n'y fait, je continue de vous vider de votre sang. Quand la dernière goutte va arriver, je détache mon étreinte de votre splendeur. Vous tombez mollement, comme le pauvre tas de viande et de chair morte que vous êtes. J'aurais aimé enivrer mes sens de votre odeur, toucher plus charnellement votre peau, explorer votre corps, et vous faire sentir tout mes désirs. Mais je ne mettais pas nourri et vous êtiez là. A tout jamais je me souviendrais de votre odeur, de ce petit tremblement que vous avez eut lorsque la vie s'est échappée de vous.